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Le gouvernement Irakien déploierait "des gardes-frontières à la frontière de l'Iran et la Turquie afin de repousser les menaces"

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L’Irak : Bagdad répartira des gardes fédéraux le long de sa frontière avec l’Iran et la Turquie

Après les bombardements répétés des deux pays voisins contre des groupes d’opposition dans la région autonome du Kurdistan, le gouvernement Irakien prend ses dispositions

 Le gouvernement Irakien déploierait “des gardes-frontières à la frontière de l’Iran et la Turquie afin de repousser les menaces”

Le Premier ministre irakien Mohammed Shia al-Sudani
Le Premier ministre irakien Mohammed Shia al-Sudani.

yandex.com

Bagdad a annoncé mercredi son intention de redéployer des gardes fédéraux le long de sa frontière avec l’Iran et la Turquie, après les bombardements répétés des deux pays voisins contre des groupes d’opposition dans la région autonome du Kurdistan irakien.

L’annonce semblait répondre en particulier à l’Iran, qui avait publiquement demandé une telle décision.

Les autorités ont décidé “d’établir un plan de redéploiement des gardes-frontières irakiens (…) le long de la frontière avec l’Iran et la Turquie“, indique un communiqué publié à l’issue d’une réunion gouvernementale sur la sécurité supervisée par le Premier ministre Mohammed Shia al-Sudani.

L’initiative sera “en coordination avec le gouvernement de la région du Kurdistan et le ministère peshmerga“, ajoute le communiqué, faisant référence aux forces régionales kurdes dont le chef était également présent à la réunion.

Les frontières du Kurdistan irakien sont actuellement gardées par les peshmergas, qui travaillent cependant dans la région sous la direction du ministère fédéral de la Défense à Bagdad.

L’Iran a accusé des puissances extérieures et des groupes kurdes exilés d’avoir attisé une vague de protestations déclenchée par la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, un Kurde iranien de 22 ans décédé après avoir été arrêté par la police des mœurs de Téhéran.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a averti plus tôt mercredi que Téhéran continuerait d’agir contre les “menaces” de l’étranger.

Les opérations militaires de l’Iran à l’intérieur du Kurdistan irakien se poursuivront jusqu’à ce que les forces nationales de Bagdad soient stationnées à la frontière et « nous n’aurons plus besoin d’agir pour défendre notre intégrité territoriale », a-t-il déclaré.

Plutôt cette semaine, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, a exprimé l’espoir que le gouvernement irakien déploierait “des gardes-frontières à la frontière commune, afin que l’Iran n’ait pas à prendre d’autres mesures dissuasives pour repousser les menaces”.

Mardi, une délégation peshmerga a rencontré des représentants des ministères de l’Intérieur et de la Défense à Bagdad.

Ils “ont décidé d’une stratégie visant à renforcer la sécurité des frontières et des procédures de mise en œuvre qui seront suivies dans un avenir proche“, selon un communiqué des autorités kurdes.

Mercredi, Lawk Ghafuri, responsable des relations avec les médias étrangers au Kurdistan, a également déclaré à l’AFP que “le gouvernement régional du Kurdistan enverra des forces peshmergas en renfort à la frontière“.

Le Kurdistan irakien accueille depuis les années 1980 plusieurs groupes d’opposition irano-kurdes qui ont par le passé mené une insurrection armée contre Téhéran.

Ces dernières années, leurs activités ont diminué, mais la nouvelle vague de protestations en Iran a de nouveau attisé les tensions.

Dimanche, Ankara a lancé une campagne de frappes aériennes ciblant les forces kurdes dans certaines parties de l’Irak et de la Syrie dans le cadre de l’opération Claw-Sword, à la suite d’un attentat meurtrier à Istanbul le 13 novembre qu’elle a imputé au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) interdit.

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