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L’AVENIR INCERTAIN DE LA TUNISIE

LA SITUATION ACTUELLE EN  TUNISIE EST TRÈS CRITIQUE

Elle est en pleine crise économique à cause de la guerre en Ukraine, endettée jusqu’au cou sa population en subit les répercussions.

À cela s’ajoute la baisse des revenus touristiques, qui représentaient 14% du PIB avant la pandémie de covid 19.

Le Fonds monétaire international (FMI) toujours là dans les situations difficiles pour soutenir la Tunisie, a entrepris  mercredi 22 juin  des négociations avec le président Kaïs Saïed dans le but de convenir à une entente de financement dans un futur proche (dont un plan d’aide de près de 4 milliards de dollars, après les prêts déjà accordés dans les années antérieures).

Cette condition a entraîné avec elle la cherté de la vie des Tunisiens et la réduction du nombre de fonctionnaires, beaucoup se retrouvent sans emploi.  

L’ABANDON DE L’ISLAM COMME RELIGION D’ETAT

Kaïs Saïed, un expert en droit et président de la République de la Tunisie est au pouvoir depuis le 23 octobre 2019.

Pour calmer les tensions interminables des partis opposants dont principalement Ennahdha parti islamiste conservateur, il a gelé les travaux du parlement, dissout l’assemblée et s’est octroyé le pouvoir executif (une forme de coup d’Etat).

Il renverse de ce fait le gouvernement de Hichem Mechichi, le destitue de ses fonctions de ministre de l’intérieur par intérim.

Le président Kaïs Saïed a chargé le grand doyen de la faculté des sciences, Sadok Belaïd, de rédiger une nouvelle constitution.

L’islam pourrait ne plus être inscrite comme «religion d’Etat» dans la nouvelle constitution tunisienne mais comme une «religion de la nation». Le but étant d’éliminer toute forme de discrimintation religieuse, d’introduire les autres cultes dans la société tunisienne et de combattre le parti d’inspiration islamiste Ennahdha.

Depuis son indépendance, la Tunisie est définie par la constitution comme : “Un État libre, indépendant et souverain, l’Islam est sa réligion”.

Mais cette référence à l’Islam pourrait bientôt disparaître, a déclaré le coordinateur chargé de la commission Sadok Belaïd.

Le référendum est prévu au 25 juillet prochain, dans le but d’établir la dite nouvelle constitution.

Cette date correspond au jour de la fête de l’indépendance de la Tunisie, mais aussi à la période pendant laquelle il s’est attribué les pleins pouvoirs d’exécution.

LE PEUPLE SE RÉVOLTE

Le 19 juin dimanche dernier, des centaines de personnes ont marché afin d’exprimer leur mécontentement contre le projet de la nouvelle constitution.

Le climat est tendu en Tunisie, la situation se dégrade de plus en plus.

Le président Kaïs Saïed a aussi révoqué par décret 57 magistrats pour cause de corruption et de gêne aux enquêtes. 

Les juges ont également manifesté pour montrer leur désaccord à la décision du président.

Reconnue comme étant un pays arabe et musulman avant tout, elle se retrouve face à des difficultés.

Pour conclure, au vue de la réaction du peuple suite à la décision de Kaïs Saïed d’abandonner l’Islam comme religion d’Etat, la nouvelle constitution n’est pas la bonne solution pour la Tunisie.

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