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Moussa retenu au Bangladesh depuis 143 jours… La mobilisation doit reprendre !

Cela fait 143 jours que Moussa Tchantchuing, humanitaire français particulièrement impliqué auprès des communautés Robingyas d’Asie du Sud est retenu au Bangladesh.

143 jours. Cela fait 143 jours que Moussa Tchantchuing, humanitaire français particulièrement impliqué auprès des communautés Robingyas d’Asie du Sud est retenu au Bangladesh. Pourtant, il y a quelques semaines, c’est une bonne nouvelle qui venait redonner le sourire a ses dizaines de milliers de soutiens partout en France.

Le 1er mars 2016, après 70 jours d‘incarcération dans une prison de Cox‘s Bazar, la Cour Suprême du Bangladesh annonçait sa remise en liberté conditionnelle. Ce qui semblait alors marquer la fin d’une longue attente s’est progressivement transformé en cauchemar judiciaire.

Les barreaux qui le retiennent ne sont plus ceux d’une prison mais d’un pays qu‘on lui interdit de quitter dans l‘attente d’un procès. Seulement voilà, depuis l’obtention de sa liberté conditionnelle, la justice piétine: report quasi systématique des audiences, perte des dossiers, incohérences et contradictions dans les versions des policiers et des magistrats…

Si une audience est prévue le 19 mai prochain, les proches craignent qu‘elle ne soit encore annulée, comme celle du 5 mai et les précédentes. « On a l‘impression que tout est fait pour retarder le dossier et le retenir là-bas alors que concrètement. aucune charge sérieuse ne pèse contre lui. »

Famille et proches sont d’autant plus inquiets que l’état de santé de l’humanitaire français s’est détérioré avec le temps. Ils en appellent donc a la mobilisation de tous et à l’action des autorités françaises afin que Moussa puisse rentrer en France.

Message de la maman de l’humanitaire Moussa

Rappel des faits :

Le 22 décembre dernier. alors qu’il effectuait une mission humanitaire au Bangladesh. Moussa Tchantchuing était interpellé et placé en détention a Cox’s Bazar, dans le sud du pays. Les autorités bangladaises lui reprochent alors alors de ne pas les avoir informées de son travail auprès de la minorité Rohingya et d’utiliser son nom de conversion au détriment de son nom officiel, à savoir Maxime Puemo Tchantchuing.

Malheureusement, ce qui aurait dû passer par de simples vérifications auprès des associations concernées et des services consulaires français s’est transformé en de terribles accusations d’ « activités suspectes ». Des accusations injustes et infondées visant un homme qui a passé ces dernières années à tenter d’améliorer le quotidien des plus démunis, en France comme à l‘étranger.

Tous ses proches, tous les bénévoles et bénéficiaires qu’il a croisés parlent de ce jeune français de 28 ans comme un homme dévoué et rigoureux, un homme au « cœur grand et lumineux » qui passait le plus clair de son temps à organiser des maraudes à Paris ou à plaider la cause des Rohingyas, minorité considérée par l’ONU comme la plus persécutée au monde, au Bangladesh, en Birmanie ou en Malaisie.

Son histoire, popularisée par les associations avec lesquelles il travaille, a suscité une belle et grande vague de mobilisation sur les réseaux sociaux, notamment avec le hashtag #FreeMoussa. La pétition réclamant sa libération immédiate a, quant à elle, récolté près de 386 000 signatures en quelques jours et permis une intervention rapide des services consulaires français. Moussa Tchantchuing a ainsi reçu la visite de M. Bernard Regembal, consul de France au Bangladesh.

Pour autant, un mois après son incarcération, Moussa Tchancchuing n’a toujours pas retrouvé le chemin de la liberté. Pire encore, alors que la Cour de Cox’s Bazar avait fini par statuer en faveur de sa libération, on apprenait, le 13 janvier dernier,  l’annulation de cette ordonnance. Une annulation d’autant plus surprenante que c‘est par une simple que la libération de l’humanitaire français a été remise en cause. D’après les avocats. ce revirement serait dû à une implication directe du Ministère de la Justice bangladaise.

Jusqu’au 1er mars 2016, toutes les demandes de remise en liberté avaient été rejetées. Le comité de soutien, les associations humanitaires proches de Moussa et ses avocats sont déterminés à tout mettre en œuvre pour le faire revenir en France le plus rapidement possible.

Communiqué #FreeMoussa

Dernier message de Moussa Ibn yacoub

Le dernier message de l’humanitaire français date du 7 mai 2016, Moussa écrivait :

Les nouvelles ne sont pas rassurantes pour moi, mais je me rassure comme je peux avec ces magnifiques enfants qui me tiennent compagnie quotidiennement.

Il se pourrait que je passe le mois entier du ramadan ici… Quoi qu’il en soit je garde espoir et reste fort malgré tout ce qui m’arrive. Le destin est ainsi fait et je me dois de l’accepter. Al hamdoulilah

moussa humanitaire

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