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Le Journal du Musulman

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Il milite contre daesh et se retrouve violemment perquisitionné

Quatre personnes étaient présentes au domicile au moment des faits: M. Y visé par la perquisition, son père, sa mère atteinte d’un handicape et son neveu âgé de 2 ans.

« Nous avons entendu de très forts coups sur la porte, mon père s’est levé en sursaut et s’est dirigé vers la porte, il a demandé à plusieurs reprises d’arrêter de taper car il s’apprêtait à ouvrir…en vain… »

C’est dans la nuit du 2 décembre, aux alentours de 2 heures du matin, qu’une dizaine de policiers encagoulés accompagnés de maîtres chiens, beaucoup trop impatients pour attendre qu’on leur ouvre, ont décidé de fracturer la porte, pour procéder à une perquisition violente…qui comme des centaines d’autres ne donnera aucun résultat.

Quatre personnes étaient présentes au domicile au moment des faits: M. Y visé par la perquisition, son père, sa mère atteinte d’un handicape et son neveu âgé de 2 ans. Nul besoin de s’étendre sur le traumatisme que porte cet enfant de 2 ans depuis cette perquisition.

 A peine entrés, les policiers ont annoncé la couleur. Ils ont mis à terre et menottés M. Y et son père. Celui-ci, sans doute pour bien s’assurer qu’il ne puisse se mouvoir avait la tête écrasée par les bottes d’un des policiers.

S’apercevant de la présence de la mère de M. Y, un officier d’intervention lui crie de s’allonger par terre. Celle-ci, handicapée et sous traitement pour diabète ne peut s’exécuter et c’est sous les cris et des injures que l’officier souhaite surpasser l’incapacité physique de Mme Y.

Mme Y a alors été escortée avec brutalité au salon. Mais l’humiliation et la violence qu’elle subi ne semblent pas suffisantes. Au moment où elle demande à pouvoir se rendre aux toilettes, on lui répond par la négative avant de le lui concéder à la condition qu’une femme policier soit présente.

Quant à l’enfant de deux ans, après que la famille ait notifié qu’il se trouvait seul dans sa chambre, Mme Y a pu le conduire lui aussi au salon où il a assisté à l’intégralité de la perquisition. Interrogé par M. Y à nombreuses reprises sur les raisons de cette perquisition, on lui répondra finalement :

« On est là suite aux événements qui se sont déroulés à Paris récemment, je ne peux en dire plus, nous recevons un nom et une équipe d’intervention puis nous intervenons ».

Après avoir fouillé tout leur matériel informatique et que les maîtres chiens aient inspecté toute leur maison jusqu’à leur balcon, rien n’a été trouvé. Au contraire, M. Y a pu leur présenter plusieurs prospectus contre Daesh, qu’il distribuait gratuitement à son entourage et aux mosquées.

Un interrogatoire est venu clôturer la perquisition. Elle tourne autour de son opinion sur des questions religieuses : quel serait l’origine de la barbe, son opinion sur le voile intégral, ou encore ce qu’il pense de la finance islamique, si tel ou tel élément fait partie du Coran…

Ce type d’interrogatoire pose une vraie question quant à la stratégie de lutte anti-terroriste du gouvernement. Est-ce que la « radicalisation » d’un individu est jugé en fonction de son degré de pratique religieuse? Quelle est la définition du terme « radicalisation? Quel lien un tel interrogatoire peut-il avoir avec la suspicion d’agissement de terrorisme d’un individu ?

Islamophobie.net

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